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Une enseignante de CLIS


Source

Sur le même site, voir : « les perles de la CLIS »  [1]

Rassurer, apaiser, encourager face aux troubles du comportement.

Quand les enfants arrivent en Clis, ils sentent qu’ils sont objets d’angoisse, d’inquiétude pour leurs parents.

Le premier souci de l’enseignant sera donc de rassurer l’enfant et la famille en expliquant l’organisation de la classe, les objectifs poursuivis, les échanges indispensables entre l’école et la famille pour construire ensemble.

Quelque soit le milieu familial, l’enfant a besoin de sentir l’intérêt de ses parents pour ses activités scolaires et ses soins. Le cahier de liaison peut être le support de ses échanges.

Ensuite, dans la classe, comment faire pour que l’enfant se sente bien ?

Il me semble capital que chacun soit reconnu dans sa différence. Dès les premiers jours de classe, j’ai toujours demandé à mes élèves s’ils savaient dans quelle classe ils étaient, pourquoi ils y étaient, ce que la Clis avait de particulier, et ce qu’ils allaient y faire. A savoir, apprendre comme les autres enfants à lire, écrire, compter mais à leur rythme avec des supports adaptés.

Très tôt les enfants sont conscients de leur différence et mettre des mots sur le handicap les aident à le surmonter. Ils devront vivre avec et en parler, il faut donc qu’ils soient informés de leurs difficultés si on veut qu’ils soient conscients de leurs capacités.

La fable du lièvre et de la tortue me servait à illustrer mes propos. Chaque élève étant différent de son voisin, il devra accepter que les attentes de l’enseignant soient différentes pour chacun d’eux. L’acceptation de l’autre dans sa différence au sein de la classe, l’entr’aide, la tolérance dans ce mini groupe social rassurera et permettra à chacun de s’épanouir, de se sentir aimé pour aborder sereinement les apprentissages.

Se sentir aimé des autres et s’aimer soit même. L’élève de Clis a souvent une image négative de lui même. Un des premiers objectifs sera donc de restaurer cette image.Comment ? En valorisant toute production personnelle. L’enfant doit être fier de "son travail". On l’affichera, on félicitera publiquement, on le montrera à la famille. Si l’élève ne réussit pas, reprendre en multipliant les encouragements , en l’accompagnant mais surtout ne pas le laisser avec un sentiment d’échec. Ces enfants doivent être en confiance et alors, ils pourront se surpasser.

Les conflits, les disputes, les incompréhensions, tout doit être mis à plat et "transformé en mots". L’enfant doit savoir que son enseignant est là pour l’écouter et l’aider à effacer ses "souffrances" d’enfant, il peut se confier. Prendre le temps de parler, d’expliquer les choses désamorcent la plupart du temps les "explosions".

Et dans l’école, comment faire accepter ces élèves différents ? Par l’information. On a peur de ce que l’on ne conaît pas. Et c’est le cas des élèves des autres classes et de leurs parents. Comme à l’intérieur de la classe, j’ai toujours fait en sorte qu’ au sein de l’école mes élèves soient reconnus et considérés dans leur différence.

Donc présentation de la Clis, aux parents d’élèves de l’école, fonctionnement, objectif...... Affichage dans l’école des productions des élèves de Clis et ouverture de la classe pour que le mot intégration prenne tout son sens. Participation aux sorties, aux activités sport, chant, arts plastiques, ......... Si trois mots doivent être retenus de cet écrit, ce sont : Rassurer, apaiser, encourager,....... rassurer, apaiser, encourager ..........et chaque jour recommencer.

Notes

[1] Un site très intéressant


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